Quelle puissance informatique pour traiter des scans 3D et de la photogrammétrie ?

Le traitement de scans 3D et de photogrammétrie demande aujourd’hui une puissance informatique bien supérieure à celle d’un poste bureautique classique.
Nuages de points massifs, reconstruction 3D, textures haute résolution, calculs SLAM, alignements, maillages ou encore visites virtuelles nécessitent des machines adaptées et une architecture de stockage performante.

Chez IMAGENCY, nous travaillons quotidiennement sur des projets de numérisation 3D, de relevés techniques et de photogrammétrie professionnelle.
Notre infrastructure a été pensée pour répondre à des volumes de données importants tout en garantissant rapidité, stabilité et sécurité.

Pourquoi les traitements 3D sont-ils si exigeants ?

Contrairement à une image classique, un relevé 3D peut contenir plusieurs centaines de millions de points.
Chaque point possède des coordonnées spatiales, parfois des informations colorimétriques, de densité ou de réflectance.

En photogrammétrie, les logiciels doivent également :

  • analyser des centaines voire des milliers de photos,
  • calculer des correspondances entre images,
  • reconstruire la géométrie,
  • générer des textures,
  • produire des maillages haute définition.

Ces opérations sollicitent fortement :

  • le processeur (CPU),
  • la mémoire vive (RAM),
  • les disques rapides,
  • la carte graphique (GPU).

L’importance du processeur (CPU)

Le CPU reste l’un des éléments majeurs dans les traitements 3D professionnels.

Chez IMAGENCY, nous utilisons notamment :

  • deux serveurs HP ProLiant bi-Xeon avec 128 Go de RAM, stockage RAID et cartes graphiques NVIDIA RTX dédiées au calcul,
  • une station de travail Lenovo P620 équipée d’un AMD Threadripper PRO 5995WX, de 512 Go de RAM, de SSD NVMe et d’une NVIDIA RTX A5000 24 Go,
  • une infrastructure de stockage Synology en RAID pour la sécurisation et l’archivage des données.

Le Threadripper PRO 5995WX fait partie des processeurs les plus performants du marché pour les calculs massivement parallèles.
Avec ses 64 cœurs et 128 threads, il permet de réduire considérablement les temps de calcul sur les traitements lourds de photogrammétrie et de reconstruction 3D.

La mémoire RAM : un élément souvent sous-estimé

La RAM joue un rôle fondamental dans la manipulation des nuages de points volumineux.

Quelques exemples :

  • petit projet : 32 à 64 Go peuvent suffire,
  • relevés architecturaux complexes : 128 Go deviennent rapidement nécessaires,
  • traitements très lourds ou multi-projets : 256 à 512 Go apportent un réel confort.

Une mémoire insuffisante provoque :

  • ralentissements,
  • échanges disque permanents,
  • instabilités,
  • impossibilité d’ouvrir certains projets.

Les 512 Go de RAM de notre station Lenovo permettent de traiter simultanément plusieurs jeux de données très lourds sans saturation mémoire.

SSD NVMe et RAID : accélérer les flux de données

Les temps de chargement et de calcul dépendent fortement de la vitesse des disques.

Les SSD NVMe apportent :

  • des vitesses de lecture/écriture très élevées,
  • un chargement rapide des projets,
  • une meilleure fluidité sur les gros datasets.

Le RAID permet quant à lui :

  • d’augmenter les performances,
  • de sécuriser les données,
  • de limiter les risques de perte.

Dans un environnement professionnel, le stockage devient aussi important que la puissance de calcul.

GPU : un accélérateur devenu essentiel

Les cartes graphiques NVIDIA RTX jouent désormais un rôle majeur dans de nombreux logiciels de photogrammétrie et de traitement 3D.

Elles permettent notamment :

  • l’accélération des calculs photogrammétriques,
  • le traitement IA,
  • l’affichage fluide de nuages de points massifs,
  • le rendu temps réel,
  • certaines étapes de reconstruction et de maillage.

La NVIDIA RTX A5000 24 Go installée sur notre station Lenovo apporte une puissance importante pour les traitements GPU intensifs tout en offrant une grande stabilité sur les workflows professionnels.

Serveur NAS et archivage sécurisé

Les projets de scan 3D et photogrammétrie génèrent rapidement plusieurs téraoctets de données.

Une infrastructure NAS professionnelle comme Synology permet :

  • la centralisation des projets,
  • les sauvegardes automatiques,
  • le partage entre postes,
  • l’archivage long terme,
  • la redondance des données grâce au RAID.

Cette étape est essentielle pour garantir la pérennité des relevés techniques et des livrables clients.

Une infrastructure adaptée au monde professionnel

Chaque projet possède ses contraintes :

  • bâtiment,
  • industrie,
  • patrimoine,
  • relevés SLAM,
  • visites virtuelles,
  • photogrammétrie drone,
  • nuages de points LiDAR.

Le choix du matériel dépend donc :

  • des volumes de données,
  • des délais de traitement,
  • du niveau de précision recherché,
  • des logiciels utilisés.

Investir dans une infrastructure adaptée permet non seulement de gagner du temps, mais aussi d’améliorer la stabilité, la qualité des livrables et la capacité à gérer des projets complexes.

Conclusion

Le traitement 3D professionnel ne repose pas uniquement sur “un gros ordinateur”.
Il nécessite un équilibre entre :

  • puissance CPU,
  • quantité de RAM,
  • rapidité du stockage,
  • puissance GPU,
  • sécurisation des données,
  • organisation des workflows.

Notre infrastructure a été pensée pour répondre aux exigences des relevés 3D modernes, qu’il s’agisse de scans LiDAR, de photogrammétrie ou de visites virtuelles professionnelles.

Un éventuel projet ? Contactez nous !  Nous vous aiderons à faire avancer votre réflexion !